Réfection des bancs du cockpit

Réfection des bancs du cockpit

Les bancs de cockpit de Tomiak, c’était du teck d’origine. Jamais remplacés depuis la construction du bateau. Autant dire qu’ils avaient vécu. Le bois était devenu très souple, presque spongieux par endroits, à la limite de la casse. Pas vraiment rassurant quand on s’y assoit en régate.

Décision prise : on refait tout.

Teck ou pas teck ?

Le teck, c’est le matériau noble pour ce genre de travail. Beau, durable, imputrescible. Sauf que c’est devenu très difficile à trouver, et quand on en trouve, le prix fait mal. Je me suis donc tourné vers l’ipé, un bois exotique aux caractéristiques proches, avec une durabilité excellente. Quatre lames de terrasse achetées chez mon fournisseur, et j’avais de quoi refaire tout le cockpit.

La fabrication

Première étape : déligner les lames à la bonne largeur. J’ai utilisé ma scie circulaire avec une grande règle de maçon comme rail de guidage. Pas besoin de matériel pro, il faut juste être rigoureux sur l’alignement.

Ensuite, passage à la raboteuse pour amener toutes les lattes aux mêmes dimensions. J’ai choisi de garder une épaisseur légèrement supérieure aux lattes d’origine en teck. Ça pèse un poil plus lourd, mais le gain en rigidité est vraiment significatif. Pour un bateau qui navigue aussi bien en croisière qu’en régate, j’ai préféré miser sur la fiabilité dans le temps.

L’arrondi des arêtes vient ensuite, à la défonceuse sous table. La mienne est faite maison, mais elle fait très bien le boulot. C’est une étape qu’on a tendance à sous-estimer, mais elle change beaucoup le rendu final et le confort à l’utilisation.

Puis vient la découpe aux bonnes longueurs, à la scie. Ensuite, la perceuse à colonne devient vraiment indispensable : pour chaque latte, deux trous à percer avec précision, un pour la vis, un pour loger la tête. J’ai aussi investi dans des fraises à bouchon pour préparer les bouchons de finition. Un détail qui fait toute la différence sur le résultat visuel.

Le montage

La seule vraie difficulté, c’est de positionner la première latte. Il faut prendre le temps de bien la caler, bien l’aligner. Une fois celle-là en place, le reste suit naturellement.

Quelques heures de travail au total, mais le résultat est là. Le cockpit a retrouvé une belle allure, le bois est solide, et on peut s’asseoir dessus sans se poser de questions.

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